En Suisse, la pollution des sols peut être d’origine humaine (anciens sites industriels, décharges, infrastructures de transport, stands de tir) et est documentée dans le cadastre des sites pollués (KbS), tenu par les cantons et coordonné par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). [4] [5].
Les sols peuvent aussi contenir naturellement des concentrations élevées de certains éléments traces (fond géogène) selon la roche mère et la formation du sol. L’Atlas géochimique des sols de Suisse aide à interpréter ces niveaux de fond régionaux. [1] [2] [3].
Une exposition potentielle peut se produire via le contact avec le sol et la poussière ou via des légumes cultivés dans un sol contaminé. Pour le jardinage, les aires de jeux, les excavations ou les travaux, il est utile de vérifier à la fois le cadastre et les valeurs de fond.
Présence naturelle d’éléments problématiques (fond géogène)
L’Atlas géochimique des sols cartographie des éléments traces tels que l’arsenic, le cadmium, le chrome, le cuivre, le plomb, le nickel et le zinc dans les horizons de surface et montre où les teneurs de fond sont plus élevées ou plus faibles. [1] [2].
Ces données cartographiques, présentées dans les rapports immobiliers GeoDa.ch, servent à une orientation régionale et ne remplacent pas des investigations spécifiques au site (p. ex. pour des projets de construction). Les données doivent donc être utilisées en gardant ces limites à l’esprit [3] [7].
Pollution d’origine humaine et sites contaminés
Les activités humaines peuvent introduire dans le sol des substances telles que des métaux lourds, des huiles minérales, des solvants ou des résidus de combustion. Les sites pollués sont inscrits au cadastre (KbS) ; une partie plus petite est classée comme site contaminé nécessitant une investigation ou un assainissement. [4] [5].
De nombreux sites inscrits ne présentent pas de risque immédiat pour l’usage quotidien, mais l’information est importante pour la protection des eaux souterraines, les travaux de construction et l’utilisation sûre des jardins et des aires de jeux. Pour une évaluation contraignante, l’autorité cantonale compétente est le principal interlocuteur.